Pourquoi ne pas aller chercher l'énergie solaire plus près de sa source, c'est-à-dire dans l'espace ? C'est le projet que caresse Pacific Gas & Electric, l'EDF de la Californie du Nord. L'opérateur vient de s'associer avec une start-up californienne, Solaren, pour déployer des panneaux solaires à partir d'un satellite en orbite géostationnaire autour de notre planète.
En 2016, ceux-ci devraient produire 200 MW de puissance au réseau de PG&E, soit l'équivalent d'une très grosse centrale à charbon.
Le principe technologique est simple à expliquer : l'énergie solaire récupérée par les cellules photovoltaïques des panneaux est transformée en une onde radio qui est dirigée vers une station terrestre. Celle-ci retransforme cette onde en chaleur, et la chaleur produit de l'électricité d'une façon ou d'une autre.
Il y a plusieurs avantages à cette approche : la source d'énergie est, a priori, disponible toute l'année (à part deux périodes d'équinoxe précise PG&E), contrairement aux panneaux solaires disposés à terre, qui ne reçoivent rien la nuit ou lors d'intempéries. En outre, la conversion de chaleur en énergie est nettement plus élevée avec les panneaux placés dans l'espace (90 % environ) qu'avec les panneaux terrestres (20 %).
Reste à confirmer que la technologie est véritablement maîtrisée et qu'elle est rentable. Il semble qu'elle soit très proche de celle déjà utilisée par certains opérateurs de satellites de télévision. Les ingénieurs de Solaren, dont plusieurs viennent du domaine spatial, n'ont aucun doute à ce sujet et prévoit, dans les années qui viennent de proposer non plus des centaines de MW mais des GW de puissance électrique à différents opérateurs de la planète.
Reste à espérer que même si la technologie se révèle performante, les satellites eux-mêmes resteront fiables car louer les services de plombiers de l'espace restera longtemps un service coûteux ...
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