Dans son message expliquant pourquoi il avait demandé la démission du P-DG de General Motors, Rick Wagoner, et plus généralement, ce qu'il comptait faire pour les deux principaux constructeurs automobiles américains (GM et Chrysler), un argument n'a pas été assez souligné.
Le président américain a en effet insisté sur le fait que les plans de restructuration présentés ces derniers jours par ces constructeurs n'était pas assez agressif en ce qui concerne l'évolution de leur production vers des "voitures vertes". Un constat d'autant plus désolant, selon lui, que les Etats-Unis ont faire "des progrès significatifs" en termes de technologies ces derniers temps, pour justifier une plus grande ambition en matière de transition vers des véhicules sans émission de gaz à effets de serre.
En réalité, Barack Obama veut se servir de cette crise actuelle pour transformer les grands constructeurs automobiles américains en "leaders mondiaux" dans la commercialisation rapide de tels véhicules.
Il est si déterminé dans cet objectif qu'il a même annoncé qu'il avait incité le Congrès américain a réfléchir, dès maintenant, sur une dispositition législative équivalente à celle existante en France - et dans d'autres pays européens - qui incite les automobilistes à remplacer leurs voitures actuelles par de nouvelles, plus respectueuses de l'environnement.
Visiblement, le président américain est prêt à supporter le coût financier - probablement très élevé - et humain (il a parlé d'usines qui ne rouvriraient pas aux Etats-Unis) pour obliger ces constructeurs à adopter une nouvelle culture d'entreprise si radicalement nouvelle pour eux. C'est pour lui le meilleur moyen de garantir que l'argent des contribuables sera réellement un investissement et non des paiements à fonds perdus..
Un message qui intervient juste trois jours après le lancement officiel de la Tesla Model S, l'une des premières "vraies" voitures électriques américaines, destinée au grand public.
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